Ami communicant :
- quand tu me contactes par Viadeo/mail/Twitter/téléphone, évite de dire “Je cherche un journaliste pour rédiger un article ou un communiqué de presse (!) sur ma société
- quand j’ai fini de prendre des notes et qu’on se dit au revoir, évite de me demander de t’envoyer le papier avant parution pour que tu le relises (et que tu l’annotes)
- quand je te dis que ton événement ne correspond pas au genre de sujet qu’on traite/que notre effectif actuel ne nous permettra pas de couvrir l’événement/qu’on a déjà traité ce genre de sujet récemment/…, c’est parce que je ne veux pas couvrir ton événement. Pas la peine d’insister
J’ai croisé Martine Aubry rue Esquermoise. Elle allait chez Jacques Dessange. Le premier truc auquel j’ai pensé, c’est “Vite, faut que je le tweete !” Parce que moi j’aime Twitter, mais j’ai jamais d’infos inédites ou insolites. Du coup, quand j’ai croisé Martine Aubry qui rentrait chez Jacques Dessange, j’ai regardé autour de moi, pour voir s’il n’y avait pas d’autre twitto dans les alentours. Pour m’assurer de l’exclusivité de l’info.
Je réfléchissais aux blagues que j’aurais pu faire en 140 signes. Un truc au sujet des magazines people, peut-être. Je me suis même interrogée quant à la possibilité de prendre une Twitpic. Martine avec les cheveux plein de mousse, ou en train de lire un exemplaire de Biba. Du grand journalisme. Je m’voyais déjà retwittée, et retwittée encore, jusqu’à arriver en Home de Twitter. des centaines de gens auraient commencé à me follower. Je serais devenue une twittolita influente. Chacun de mes tweets aurait eu un retentissement national, voire planétaire. Justin Bieber et Ashton Kutcher m’auraient RT.
Seulement, j’avais plus de batterie sur mon iPhone, parce que j’avais passé la matinée à jouer à Plants vs Zombies au bureau le matin. Moche. Une occasion ratée. Ou pas.
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Vous remarquerez que je n’ai pas fait LE post. Vous savez, le post, celui qu’on écrit sur un blog après de longs mois d’absence, pour expliquer les raisons de l’absence. “J’ai eu du boulot, manque d’inspiration, pas le temps, pas l’envie…” Moi je n’avais juste rien à raconter. Mais là, quand, même, j’ai croisé Martine Aubry. Ça valait bien de ressusciter ce Tumblr !
J’ai quand même un peu d’appréhension pour demain. Et si je ne retrouvais pas le chemin du bureau ? Et si je ne me souvenais plus de mes tâches quotidiennes une fois arrivée là-bas ? Et si, à 13h30, je ressentais un manque, au moment où d’ordinaire commence le téléfilm pourri de la 6 ? Et si mes collègues m’avaient oubliée ? Pire, et s’ils avaient laissé un stagiaire manger un sandwich sur mon clavier et que je le retrouvais plein de miettes (le clavier, pas le stagiaire) ?
Demain, c’est le grand jour. Après plusieurs mois d’arrêt, je reprends le boulot. C’est un peu bête, parce que maintenant que je remarche, je commençais à savourer l’idée d’être en repos forcé. Jules dit que c’est le principe de l’arrêt maladie. On n’est pas censé en profiter. Vivement les congés alors.
Je souffre. La malléole ? Non, non, ça, ça va beaucoup mieux. Ce qu’il y a, c’est que ce matin, en me levant tôt pour aller chez le kiné, mal réveillée, je me suis cogné l’orteil contre le mur. Vous savez, le petit orteil, celui qui fait un mal de chien quand on se le cogne contre un mur. Mon kiné s’est bien foutu de moi. Je suis sûre qu’il est cassé, parce que je souffre non-stop depuis. Je crois que je vais garder les béquilles encore un peu.
Sans compter qu’en rentrant de chez kiné, alors qu’innocemment, j’ai tendu la main vers l’interrupteur du garage, une énorme araignée(*) est tombée à quelques centimètres de mon bras. Résultats : hurlement de peur, pied droit (le bon) tordu dans une tentative désespérée de fuite, suivi d’un hurlement de douleur dû au pied tordu. Les dieux sont contre moi. Contre mes pieds, plutôt. Je souffre.
* Sur la taille de l’araignée, les avis divergent : Jules dit qu’elle était minuscule, mais Jules n’a pas failli se prendre cette quasi-mygale sur le coin de la figure.
Première séance de kiné hier. 20 sont prévues. Et j’avais raison : Psycho-doctor a complètement débullé quand il m’a ordonné de ne prendre appui qu’à 20% de mon poids. 20%, qu’est-ce qu’il croit ? Que je vais me balader avec une balance sous le bras ? Et puis, 20%, ça veut dire ne pas marcher en gros. Le kiné a tout de suite vu mon potentiel, lorsqu’il m’a demandé de marcher devant lui, pour voir comment je me débrouillais. Après quelques pas gracieux, il m’a fait faire du vélo. Du vélo ! Tiens, prends ça, psycho-doctor : je fais du vélo ! Et dans trois semaines, je peux reprendre le step ! Tiens dans tes dents ! J’ai bien senti qu’il ne fallait pas trop pousser Psycho-doctor sur le sujet du sport, car il m’aurait sans doute sorti un truc du genre : “Vous savez, vous avez trente ans, votre capital osseux n’est plus ce qu’il est.” Et là, je serai mise en examen pour doctoricide. Mes os vont très bien. Ils sont jeunes et robustes. Tiens, si je voulais, je pourrais même reprendre le soft-ball. Parfaitement. C’est juste par manque de temps que je fais de l’aqua-gym. Et même si la moyenne d’âge de mon cours est de 60 ans, ça ne veut pas dire que c’est un sport de mémés, non.
Sur ce, j’arrête ce post, j’écris avachie sur le divan et mon dos me fait mal. On n’a plus vingt ans.
Je viens de prendre mon premier bain depuis huit semaines. J’en vois qui froncent les sourcils et plissent le nez de dégoût : je me suis lavée pendant ces deux mois ! Mais assise sur une chaise, devant le lavabo, un gant de toilette à la main. A la manière des Japonais dans les mangas sauf que Jules a pas voulu que je me vide un seau d’eau sur la tête, ce qui aurait été festif.
Le bain a été l’occasion de faire un petit gommage, bien nécessaire puisque la peau de ma jambe gauche a totalement séché sous le plâtre. J’ai frotté, frotté… Bye, bye les peaux mortes, et surtout, j’ai frotté en pensant à toutes ces fois, depuis deux mois, où ma jambe me démangeait et que je ne pouvais pas gratter. J’ai frotté de bon cœur, et me suis juste arrêtée quand j’ai commencé à voir l’os.
Y a juste un problème qui fait que je vais devoir contacter le SAV de l’hôpital. De toute évidence, on ne m’a pas rendu la bonne jambe après le déplâtrage. Ma jambe gauche pré-1er-mai-apocalyptique était dodue mais ferme, la jambe post-déplâtrage est toute fine et molle. Même que du coup, mes deux jambes sont totalement dépareillées. Je vais avoir l’air de quoi, moi, sur la plage cet été ????